Avez-vous déjà songé à l'immobilier par le crowdfunding ?

Le crowdfunding immobilier est depuis un moment devenu le moyen utilisé par les promoteurs pour apporter plus de capitaux pour la réalisation de leurs projets. En effet, ils ont besoin de moyens colossaux pour lancer leurs projets. Dans la plupart des cas, ils feront appel à trois sortes de sources de financement : des prêts bancaires (près de 40 % du montant global), la vente avant ou au début des travaux d’une partie des appartements (environ 40 %) et enfin l’apport personnel du promoteur (environ 20 %). Or, depuis quelques années, les prêts bancaires se resserrent et les clients ont du mal à faire des achats avant la fin des travaux. Recourir au crowdfunding immobilier devient alors de plus en plus la norme.

Le crowdfunding immobilier : qu’est-ce que c’est ?

Crowdfunding est un terme anglais qui se traduit en français par “financement participatif“. C’est le processus par lequel un grand nombre de personnes contribue au financement d’un projet. Ces personnes peuvent être des particuliers, des entreprises, des associations, etc. Alors le crowdfunding immobilier, c’est le moyen par lequel diverses personnes physiques ou morales font des prêts à un promoteur pour l’aider à lancer son projet immobilier.

Le financement participatif se fait essentiellement sur des plateformes web en mettant en relation d’un côté un ou des porteurs de projets ayant besoin de fonds pour lancer leurs initiatives et de l’autre, divers investisseurs. Les transactions sont donc sécurisées, désintermédiées et dématérialisées. Le crowdfunding immobilier est la plus récente forme de financement participatif et il est d’ailleurs en plein essor.

Le crowdfunding immobilier en France : les chiffres

Les levées de fonds sur les plateformes de financement participatif de l’immobilier ont dépassées en 2017 la barre des 100 millions d’euros ; ce qui fait plus de 40 % des sommes collectées sur toutes les plateformes de financement participatif. Les Français aiment avoir un beau logement ; alors leur intérêt pour cette forme de financement n’est pas prêt de décroître. D’ailleurs, il est prévu que les montants collectés lors des campagnes de crowdfunding immobilier doublent d’ici à 2019 et atteigne ainsi la barre de 200 millions d’euros. Cette attractivité du secteur s’explique aussi par les taux de rendement qui oscillent entre 9 % et 12 % par an.

Les plateformes de crowdfunding spécialisées dans l’immobilier touchent des commissions allant de 5 % à 10 % sur les montants collectés.

Le cadre de régulation du crowdfunding immobilier 

Les premières plateformes participatives sont apparues en France en 2013 (deux ans après leurs homologues américains et anglo-saxons). Vu l’essor du phénomène, des informations utiles sont fournies pour bien se lancer. De plus, le ministère de l’économie, à travers l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) s’est doté d’un cadre règlementaire le 1er Octobre 2014, afin de favoriser son développement dans un environnement sécurisant pour les crowdfunder. Ainsi s’ajoutant au statut de PSI existant, ce nouveau cadre de règlementation a donné naissance à deux nouveaux statuts concernant les plateformes de prêts et d’investissement en capitaux.

  • Pour les plateformes de prêts ou crowdlending, il y a l’Intermédiaire en Financement Participatif (IFP).
  • Pour les plateformes d’investissement ou crowdfunding il y a le Conseiller en Investissement Participatif (CIP).

Les plateformes de crowdfunding immobilier relèvent du statut de CIP.

Depuis lors, les plateformes doivent choisir le statut correspondant à leurs activités et obtenir l’agrément auprès de l’autorité de régulation. Cet agrément obtenu, ces plateformes doivent alors se soumettre aux obligations correspondant à leur statut légal et officiel. A cet effet, il a été créé un label « Plateforme de financement participatif régulé par les autorités françaises » qui doit être affiché sur les plateformes agrées et permettre ainsi aux promoteurs de projets et aux investisseurs d’identifier les plateformes en conformité avec la loi.